(oui mais lequel... ???)

Bon, certes ce ne sont pas les mignonnets petits triplés blondinets tout en lin et en smocks.

Ok - d'un autre côté et à leur décharge, je suis loin, mais très très loin de Mme Ingalls et de sa maison dans les prés.

Match nul donc

Sauf que…

Dernièrement, nous avons été invités dans un (presque) château. Et avouons-le, j'étais un peu anxieuse… voire complètement flippée de ma maman…

En gros à l'affût de chaque faux pas, guettant le concours de bruitage au moment de déguster le velouté d'orties et son tourbillon de crème ou encore de l'atelier pâte à modeler avec miche de pain fait maison (parce qu'on peut avoir de l'acné ET avoir envie de faire des boulettes de mie de pain. Si, si ! Il n'y a aucune contre indication… … hélas).

Grâce à quelques froncements de sourcils bien appuyés et à un ou deux grincements de dents un peu effrayants,  la partie était presque gagnée. Je commençais tout juste à vider complètement l'air de mes poumons quand la maitresse de maison a annoncé fièrement que le plat suivant serait de la "daube" ... Et c'est là que tous mes voyants d'alerte se sont mis au rouge clignotant. L'éclat malicieux dans les yeux de mes enfants n'a fait que confirmé le risque imminent. Le temps que nos hôtes aillent chercher la cocotte de Louis XV , je parviens "just in time" à glisser à mes loupiots déjà hilares que la "daube" c'est un plat de viande qui a longuement mijoté et pas du tout, ce qu'eux, ânes culinaires, étaient en train d'imaginer...

Bon, là encore, force est de constater qu'il reste un petit bout de chemin dans leurs éducations d'ados parfaits.... A contrario de ces pubères so fashion des séries américaines, rebelles juste ce qu'il faut dans la mèche de cheveu, mais globalement plus obéissants qu'un épagneul à sa mèmère, les miens jacassent comme des pies, l'élégance de mini loulou est encore en jachère (tout  juste une notion théorique) et quant à leur pertinence, c'est parfois même la cohérence qu'il faut chercher dans les discours de Fifille, dont les fils à l'intérieur se touchent par intermittence.

C'est donc mon coeur que je vidais ce soir là, dans la salle de bain, devant Zhom.

Zhom qui en ce moment se prend pour un maçon du cœur et revient chaque soir de chaque week-end, crotté, dépenaillé, etc . Et tout en épanchant ma peine, mes incertitudes de mère, et voyant mister Brico complètement "out - in the choux", je décide de lui faire don,  dans ma grande mansuétude (oui "mansuétude" parce que homme tout crotté = salle de bain à re-récurer)  de lui accorder le privilège suprême d'un de mes galets effervescents super magiques qui transforme ta toilette tristounette en évasion psychadélique.

Et tandis que mon most expensive galet transforme peu à peu l'eau banale en vague océane, mon mari, tout en jouant avec la mousse légère, me regarde d'un air joyeux et me lance le plus naturellement du monde: " tu sais, c'est marrant tes trucs-là... m'enfin, j'ai un peu l'impression de me baigner dans une cuvette de WC..."

Formidable !! ou comment ruiner un moment de poésie possible...

Et le pire, car il peut y avoir pire, c'est que depuis, malgré tous mes efforts pour passer outre et des heures de méditations pour me convaincre du contraire, je ne peux m'empêcher de penser "canard WC" à chacun de mes bains ...

51017641_pAvec les salutations de mes greffons distingués