galets

La semaine dernière, je suis allée m’évader sur les plages de l’Ile d’Oléron, me laisser fouettée par les embruns et empalée par les moustiques-arbalètes élevés bio du coin.

Quelques jours entre femmes, ou plutôt entre mamans puisque nous avions nos enfants à nos côtés.

 

Et dans ce billet je tiens à vous remercier les filles car grâce à vous j’ai pu :

 - Démontrer à mes deux ados les ravages de l’alcool même après un seul cocktail ... Ou comment devient-on accro au point de vouloir apporter sa propre menthe et son citron vert pour assouvir sa passion des mojitos quand le barman est en panne d’ingrédients

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 - Tester ma résistance mentale face à une présentation des activités du centre de vacances, façon secte et grand gourou en lin blanc . J’avoue avoir hésité longtemps entre l’atelier épices pour lutter contre l'haleine de chacal , le tir à l’arc (faut dire que la démo filmée de Jeanne la malvoyante en train de jouer les Guillaume Tell sur une pauvre volontaire était vachement tentante...) et l’atelier tissage pour revenir avec un poncho maison…

 - Réaliser également que je n’étais pas une angoissée de la vie quand je ne me suis pas affolée pendant cette "réunion" en entendant qu’il y avait eu très peu de blessés l’année dernier au cheval, que l’emplacement où nous nous tenions était l’ilot central en cas de submersion (oui oui, l’année dernière ça avait bien tenu) et qu’ils avaient maintenant un défibrillateur (une association de plaisirs qui aurait certainement fait le bonheur de Claude François)

 - Me réjouir que mes enfants soient grands. Autonomes. Capables de se nourrir seuls et de se promener au bord de l'eau sans me mettre le palpitant en émoi. Merci néanmoins les filles de m'avoir laisser le champ libre pour assouvir mes penchants militaires sur votre progéniture et utiliser ma grosse voix qui fait peur.

 - Profiter de phrases cultes et de conversations sophistiquées et hautement philosophiques sur l’austérité d’un poisson froid sans mayonnaise (post pina collada). En boucle. Pendant 10 minutes.

 - Vérifier que mes fesses pouvaient encore tenir sur un vélo et que l’ensemble de mon corps répondait encore à l’appel de la pédale… enfin… je me comprends!

 - Oublier le travail grâce à la connexion pourrie dans la maison. Discuter jusqu’à point d’heure dans le lit alors qu’on devait se coucher tôt cette fois-ci. Tous les soirs.

 - Découvrir et rester sous le charme d’un resto (la Brasserie l’Olympia - Oléron - je vous le recommande) où j’ai redécouvert le plaisir d’un bon resto sans avoir l’impression de retrouver la même assiette qu'ailleurs. Même si après les filles y sont retournées, après mon départ, en mon honneur, en commandant un thon grillé. Je reste toujours perplexe quant à cet hommage…

IMAG0609(fondant au chocolat qui déchire graaaave)

 

 

 

- Se faire frapper par le soleil, manger du sable en souriant bêtement devant les torses nus des surfeurs…

- Avoir pu être un peu plus moi-même. Dans la joie, la simplicité, l’amitié et les rires.

 Vivement qu’on remette ça les poulettes !!!