c bien fée pour vous

15 janvier 2012

2012!

Pas de bol, ça sonne comme un film catastrophe ce titre. Pourtant, loin de moi toutes ces idées de fin du monde...

(bien que j'ai vu des reportages hallucinants sur le sujet ou sur "les 10 meilleurs moyens de détruire notre planète" ou "comment défendre votre bunker, égorger un canard ou votre voisin"  et tout ceci le 1er janvier ! et après on se plaint que les gens manquent d'entrain et d'optimisme... )

Bref, je vous souhaite donc à tous une excellente, joyeuse, heureuse et sulfureuse année 2012

resolutionsEt bien entendu, qui dit "nouvel an qui commence" dit " liste de resolutions qui s'allonge"

D'ordinaire, j'ai coutume de dire que je vais squeezer allègrement cette étape parce que je suis comme tout le monde, pleine de bonne volonté mais à court terme voire à très court terme (le mois de janvier voit expirer toute chance de tenir une seule de mes résolutions).

Mais cette année, étant donné qu'elle sera plus courte (cf plus haut la fin du monde, etc etc),je me suis lancé le défi de recommencer une liste.

En réalité, je suis allée vérifier si je n'avais pas déjà fait le coup de "je prends pas de bonnes résolutions mais je fais quand même une liste".

Et bingo ! l'année dernière, pareil!

Et re-bingo (année de la chance?) c'est peu ou prou la même liste... si si... Bon évidemment ça pourrait me flinguer le moral (2 années de suite que je me répète les mêmes choses, trop fainéante, trop nulle, trop pas motivée, gnagnagna....)

Mais comme je reste foncièrement optimiste, je me persuade qu'en fait, ça veut dire que j'ai bien ciblé mes priorités et qu'un jour, si, si, je vais être au top. Alors en vrac et en mode "revival" :

- perdre 15 kilos. C'est un fait, y a une drole de couverture qui a poussé sur mes côtes. C'est pas normal, elle y était pas avant, faut qu'elle dégage. Bon je veux bien brader ma résolution à 10 kilos. Mouais ...ou 5 d'ailleurs. Enfin, bref, on verra bien. Si ça se trouve je m'y serais habituée avant de commencer à fondre...

- trouver ma voie. mouah ah ah ah ! oui, ok, c'est presque une blague. 38 ans que je la cherche cette saleté de voie. Mais pas encore envie de me faire une raison...

- partir à Londres. Ca c'est une obligation , pas une résolution. Un an que je l'ai promis à ma nièce d'Amour et à Fifille. je vais pas attendre qu'elles aient trop honte de moi les gazelles ou que j'ai des varices et que j'arrive plus à les suivre...là elles ont pas encore vraiment le choix. Oui, c'est lâche. Et après?!  j'ai mis dans ma liste "ne plus être lâche et manipulatrice"? non? bon !

- me réinscrire à "Courir pour Elles" le 27 mai prochain avec ma Fifille, habillée en rose bonbon... Parce c'est notre moment unique à nous deux...  (bon je triche un peu, c'est déjà fait. Mais au moins j'aurais un truc à rayer dans ma liste. c'est important psychologiquement. Et non, dans ma liste, y a pas non plus : "ne plus être lâche, ni manipulatrice, ni malhonnête")

- profiter pour de vrai de mes ados parce que justement ce sont des ados. Dans quelques années, ils auront quitté le nid et ne reviendrons plus que pour piller le frigo et se faire laver leur linge sale. Certes, dans un sens c'est déjà actuellement, mais je peux encore les choper au détour d'un couloir et les caliner de force.

- Faire découvrir à mini Loulou que la vie, la vraie, ne s'explore pas avec une souris et faire comprendre à Fifille que son existence n'est pas suspendue à la dernière paire de chaussures à la mode. (actuellement, elle a quand même plus de paire de pompes que moi et c'est moi l'adulteuh).

- et puis savourer les imprévus parce que ça peut avoir du bon, comme ces deux jours au ski avec mon Grizzly, seuls sur les pistes, au soleil, en pleine semaine...

 Meilleurs voeux à tous !!!

 

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07 décembre 2011

40 printemps, balais, piges, voleurs mais diantre! 40 ans!

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40 ans!

Bizarre de se donner ce chiffre d'adulte... on ne l'est pas tellement non? ou alors pas toujours...  

Donc chère soeur, pleine de doutes ridicules et de réflexions rigolotes, je te souhaite une quarantaine heureuse, festive, pétillante, rieuse mais aussi sereine, apaisée et pleine d'espoir. 

Avec un lot de bonnes surprises et de rencontres agréables.

Et je te souhaite de te trouver toi. Et de t'aimer. Comme je t'aime.

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30 novembre 2011

C'est pas possible ! Pas déjà !!!

 

Et pourtant, ça fait bien 16 ans aujourd'hui que cette petite boule d'amour est venue secouer nos vies....

 

Fifille

 

C'est presque une femme maintenant, séduisante, amoureuse, toujours aussi drôle, toujours aussi unique... Elle attire la lumière à elle ma perle brune.

 

Elle doute un peu trop d'elle parfois (mais de qui tient-elle donc ça ?!!), mais sait aussi se montrer terriblement mature en ayant la sagesse de dire "elle est bien ma vie, je suis heureuse". Elle pourrait donner des leçons de bonheur à bien des adultes...

 

Et puis et surtout, c'est ma Fifille à moi, qui sait, encore et toujours, envoyer des sms pour réclamer un câlin et rester blottie dans mes bras, le temps de recharger nos batteries à toutes les deux...

 

J'en étouffe de fierté quand je vois qui elle est, qui elle devient et me réjouit tous les jours du cadeau qui m'a été donné ce 30 novembre 1995...

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07 novembre 2011

Intouchables peut-être mais à voir certainement !

Alors, j'ai fait comme tout le troupeau, bercée par les critiques dithyrambiques, je suis allée voir ce film en me disant que fatalement, j'avais vu le meilleur dans les bandes annonces, que c'était un film français, etc. etc. (ouh la mauvaise langue de vipère que je fais!)

intouchables

Séance complète à notre arrivée. Mais en tant que femme de et mère de geek, j'ai l'appli qu'il faut sur mon i-bidule et j'avais réservé mes places depuis belle lurette ma chère lucette (oui, j'ai le verbe poétique ce lundi). Fort heureusement d'ailleurs, parce que le Grizzly nous a fait une magnifique démonstration de " Arrêteuh bien sûr que j'ai le sens de l'orientation et si j'ai pris le chemin le plus long c'est uniquement parce c'est mon choix ".

Tout ça pour dire qu'on a fini au premier rang, les cervicales pliées et les yeux qui pleuraient devant le générique XXL. Fifille a bien aussi failli tataner sa voisine qui, à la cinquantaine bien plissée, ne sait toujours pas qu'il est inconvenant de faire du bruit en mangeant et/ou en sirotant son soda et que le pop-corn qu'elle s'évertuait à chercher tout au fond du paquet à chaque fois n'est pas forcément meilleur que ses copains du dessus.

Enfin, l'essentiel c'est que ce film, c'est de la vitamine C à l'état pur, du citron, du soleil, du prozac, du nutella. Il vous donne la pêche, la banane et tous les autres fruits que vous voudrez. On y trouve du rire, de l'émotion, du verbe insolent et drôle et un Omar Sy terriblement attachant. En ce début d'automne, franchement, c'est le film qu'on attendait, qu'on espérait et moi, j'attends juste la bonne excuse pour retourner m'y ressourcer...

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31 octobre 2011

Le pull Glukegluk

Bon sans me lancer dans la description (fort longue) de mon tortueux arbre généalogique, disons pour simplifier que mes parents, ceux qui m’ont élevé, ont largement l’âge d’être mes grands-parents.

6f2ca1066efcb41c_feminist-housewife_previewDe ce faire, j’ai reçu une éducation qu’on peut qualifier au choix de désuète, ancestrale, ou encore improbable.

Soit.

Par exemple, je suis absolument incollable sur des chansons dont les auteurs sont morts avant que je naisse (et leurs enfants aussi), je n’ai jamais dit un gros mot en la présence de mes parents (même pas celui que l’on camoufle sous mer-credi !) et j’ai eu l’insigne l’honneur d’être initiée aux arts ménagers de toute sorte afin de devenir « épousable » et être capable de tenir une maison. Ce que ma femme de ménage démentirait évidemment avec force (et preuves)

Bref ! Même si je ne m’y adonne pas le cœur léger en sifflotant comme cette cruchasse de Blanche Neige,  le nettoyage de printemps (et d’automne aussi tant qu’on y est !) n’a plus de secret pour moi (oui, oui, celui où on sort la brosse à dent pour récurer les joints des carreaux). De même que le reprisage (si si avec l’œuf et tout), la broderie, la couture, la cuisine, la lessive, le repassage et le tricot.

Je n’excelle évidemment pas dans tous les domaines (j’en laisse même pas mal aux autres) et j’ai bien sûr laissé tomber le reprisage le jour où j‘ai constaté :

 1 – que le fil à repriser coutait plus cher que les chaussettes en elles-mêmes

2 - qu’avec mini Loulou à bord, il valait mieux investir dans la côte de maille que dans le coton.

En couture, je me débrouille. Je ne suis pas Karl Lagerfeld mais je sais recoudre un bouton et faire un ourlet. Ce qui m’évite déjà soit de perdre mon pantalon, soit de marcher dessus. En cuisine, excepté un avant-gardiste et inattendu hachis parmentier aux petits pois, je ne rougis pas devant ma gazinière.

Et puis, je ne sais par quel miracle, le tricot est devenu « tendance ». Fini le truc de vieilles reliques devant leur « pisse-mémé », c’est l’accessoire fashion, et tout et tout, au point que toutes les stars essaient de se faire choper par les paparazzis avec leurs aiguilles en strass…

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Donc maintenant plus aucune honte à avouer qu’on tricote voire qu’on aime ça.

Sauf que pour moi, entre nous, c’est juste un peu plus. C’est de la méditation productive. Je m’explique :  certains méditent en regardant des papillons voler, d’autres des bougies (si si c écrit dans le manuel du zen pour les nuls) d’autres en écoutant des musiques relaxantes à la flute de pan chilienne.

Moi c’est en touchant la laine, en écoutant le cliquetis des aiguilles et en faisant danser mes phalanges que je pose mon esprit. C’est comme ça. Pas de kimono orange, pas de position de yogi, une écharpe, une torsade et je fais le plein de zenitude.

Bref !

Enfin,  quand je dis « plus aucune honte » c’était avant mon épisode « pull glukegluk ». Avant mon drame donc

Je ne sais pas ce qu’il m’a réellement pris. Sur le modèle, ça avait l’air d’un pull plutôt cool, un peu large pour masquer les bourrelets, léger, un peu transparent bref… ça faisait un peu années 70, style jean birkin sur un jean bien ajusté. Même avec quelques menues rondeurs, ça pouvait aller vers le sexy.

Sauf que :

-          Je ne suis pas jane birkin. Ni de près ni de très loin.

-          Le pull évasé taille L tendance XL c’est une mongilfière. Ni plus ni moins. On décolle.

Au final, ben j’avais déjà un doute subtil quand j’ai terminé le dos.

Mais vu que je suis totalement dénuée de vision dans l’espace, j’ai fait confiance au patron et j’ai continué comme un brave petit soldat de la maille. Ou comme une  grenouille qui se laisse ébouillantée tout doucement… je n’ai réagi qu’ à la fin de la dernière manche. A ce stade-là, c’est du déni absolu de justesse. Moi qui ai une longueur de bras qui ferait rêver un singe, quand j’ai enfilé ma manche,  je ne trouvais plus mes doigts.

Comme il me restait encore à l’assembler, et que dans le tricot, c’est quand même pas la partie qui me fait le plus vibrer, j’ai préféré demander l’avis objectif des mes proches, à savoir Fifille et mon officiel.

Hélas, hélas, hélas

Mon ego, sérieusement réduit depuis,  s’en mord encore les doigts justement (ceux que je ne retrouvais plus)

Fifille avait à peine fini de l’enfiler, que son père explosait littéralement de rire… et elle aussi en voyant son reflet dans la fenêtre.

« - ah ben maman ça tombe bien, nous non plus on avait rien pour sortir les poubelles » (référence délicate au film « Le père Noel est une ordure » et à son fameux pull serpillère)

Et comme si ça ne suffisait pas, entre deux tranches de rigolade, elle a réussi à ajouter :

« - M’enfin maman tu n’es pas un triangle quand même ! »

pullglukegluk

Merci. Tant de soutien et de tact, ça me touche.

S’en ai suivi une séance de rires, de hoquets, de spasmes divers durant une dizaine de minutes avec un grizzly qui demandait grâce suite aux crampes abdominales qui se déclenchaient dès que Fifille soulevait un bras, se cherchait à l’intérieur etc.

Bref, comme me l’a dit ma chère enfant, « merci maman pour cette séance d’abdo ». Et sans plaisanter (cette fois), mon cher et tendre a même eu des courbatures le lendemain. Mais ça à la limite, c’est bien fait !

En plus, la laine toute doudouce avec des poils partout c’est juste indétricotable. Donc je suis restée avec mon échec sur les genoux et le pull « à sortir la poubelle » a terminé dans la benne, avec mon amour-propre.

Depuis,  je suis mortifiée.

Mortifiée et traumatisée. Réellement traumatisée. Au point que je n’ose plus tricoter autre chose qu’une écharpe. Comme à mes débuts. Quant je faisais des trous et des patates grosses comme le poing au milieu du point mousse.

imagesCAEDYVUHAprès je me tricoterai une cagoule. Pour me cacher dedans

PS : Ceci dit, Je reste admirative de ces centaines de femmes que je découvre  sur la toile au hasard de mes errances sur le net… et qui me laissent sans voix (ou avec une tonne de jurons)…Un petit clin d'oeil à certaines fées de l’ombre donc une que je connais bien, et qui de ses doigts magiques, offre à certaines élues, la robe de leur vie.

 

Posté par Murmur à 20:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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